Lenteur

À profiter de la lenteur , j’ai le temps de lire ou de dessiner ; surtout celui de ralentir et méditer .

Avec la lenteur , si je laisse venir les souvenirs , une douce nostalgie vient parfois mouiller mes yeux .

Si je suis dans le présent , la lenteur m’apporte une belle dose de bonheur .

Et doucement Je peux voir l’avenir s’approcher , en confiance .

Ralentir est un choix délicat .

L’éloignement créé par la vie à bord est riche de moments présents . Je rêve parfois d’écrire de belles lettres , de revenir au temps des correspondances cherchant avec mes proches , mes amies un contact où chacun raconterai encore ses petites joies ou panserai ces petites peines …

Des mots d’amour hauts en couleur , scintillant de bonheur

Publicités

Le coup du timbre

, nous louons une mobylette pour nous rendre à hellville . Objectif : obtenir un visa d’un mois supplémentaire . La route a été retapée pendant notre balade en mer , moins de trous mais toujours autant de tuk tuk !

Ç est muni de nos 4 photos chacun , du timbre fiscal de 80000 ariarys ( 20 euros ) , de la lettre manuscrite et de toutes les photocopies demandées pour la procédure que nous arrivons au commissariat de police. Il faut traverser plusieurs bureaux délabrés , passer dans une arrière-cour pour se rendre au bureau des prolongations de visas . Les deux femmes que nous avions rencontré la dernière fois sont là . Pas de file d’attente ! Youpi! Ça s’annonce plutôt bien . Une fois que nous sortons notre kit spécial je prolonge mon visa en une seule fois , les deux policières nous disent : ce n est plus ici ! Il faut retourner à la police au port !

Merci mesdames , nous repartons direct au port , dans la cahute qui sert de bureau. La aussi , des visages connus sont là pour nous accueillir dont le fameux Roméo . Oh surprise : depuis 15 jours la loi pour les passeports a changé ! La procédure est différente maintenant ! Il faut se rendre à l’aéroport . Nous sommes étonnés de ce changement soudain et quand le policier explique qu’il faut payer en euro , que le timbre n est plus valable , une colère soudaine me monte au nez . Pourquoi le percepteur nous a t il donc vendu des timbres spéciaux pour visa périmés il y a moins de trente minutes ? La réponse est un balbutiement et tout le monde s’en va faire soi disant autre chose en nous conseillant au passage d’aller rapidement à l’aéroport ( avant midi ) pour voir le chef de la paf ; c ‘est lui qui nous expliquera mieux !

Nous enfourchons notre mobylette de compétition en direction de l aéroport ( bien 35 mn de route ). J’avoue avoir du mal à contenir une colère idiote mais réelle . Ça fait déjà une semaine que nous sommes coincés à la marina et je m ‘impatiente de reprendre la balade .

Nous nous arrêtons sur le chemin à la perception dans l’espoir ( bien mince ) de se faire rembourser les timbres spéciaux ( collés par le percepteur contre notre volonté dans le passeport ). J’ ai beau hurle dans le bureau de ce dernier , pas un centime nous sera rendu pour cette erreur due à des fonctionnaires !

Bref , la route passe vite à l’ombre des ylangs – ylangs .apres avoir tapé à une ou deux portes , nous voici avec le faneux chef de la paf . Ce dernier explique que la loi vient de changer , qu il délivre lui même la prolongation de visa avec un timbre électronique qu il imprime aussi lui même et que ça coûte 35 euros chacun et que le timbre du percepteur est périmé ! Tout ça bien gentiment ! Ils ont oublié de prévenir tous les services , c est un mauvais concours de circonstances , il va prévenir tout de suites les bureaux en ville ! Il est désolé de cette malchance mais il ne remboursera pas le vieux timbre !

Nous repartons avec notre prolongation de visas bien contents que ce soit fait , le porte monnaie allégé , heureux de soutenir l’état malgache !!

En cette veille de 15 août , il faudra patienter encore deux jours avant de repartir en balade ! Avec la mobylette , les courses sont faites rapidement .

Notre choix pour le week end : Nosy Sakatia , un mouillage dans notre top 10 !

Une semaine , ça passe vite …

Une semaine , ça passe vite quand la possibilité de prendre son temps est ancrée dans la vie quotidienne .

Après le départ de ma fille Astrid , nous restons quelques jours à la marina de Cratere , en mode réparations , lessives , courses , mais aussi restaurants !

Il est vrai que l’escale dans le mouillage de type « ville  » c est à dire marinas engendre une reprise des dépenses , des sorties , des communications et des choix !

Nous avons décidé de décaler notre retour de 5 semaines ou presque afin de favoriser une future navigation retour vers les Seychelles dans des conditions météos moins ventées ! Cela va nécessité quelques paperasses et euros mais l’enjeu en vaut la peine !

Il faut bien avouer aussi que nous sommes plus motivés par l’idée de rester à bord que par celle de rentrer . Une fois dans les rythmes marins , la tendance à oublier la vie à terre prend le dessus .

À terre , c est le retour au commodités et au confort qui reprend les rennes …

à bord , ralentir est un choix favorisant l’écoute des éléments naturels avant de prendre la mer .

Le moteur est en fin de révision , la grand voile vient d être rafistolée … elle en est à plusieurs révisions : il faudra bientôt la changer !

Le bateau nous dicte souvent les choix à faire … c est lui qui … influe .

Nous profitons de cette escale technique pour faire du joli comme dit le capitaine ; voici une étape de la rénovation des housses du carré !

Affaire à suivre

Mamoko

Nosy mamoko Ç est magique !

Après une semaine à la marina de Cratere pour les réparations et révisions du moteur , nous sommes bienheureux de quitter ce sympathique petit monde rempli de bateaux amis pour nous évader en mode Robinson , loin du monde connecté , près d’une vie reliée au soleil et à la lune .

Pendant la semaine à la marina , deux nuits de suite , la mer s’est alliée au vent soudain brusque , secouant les bateaux rouleurs comme le nôtre . Les éléments rappellent à l’ordre les marins étourdis ; même au mouillage , la météo peut jouer des tours , donnant de la matière Pour alimenter radio ponton le matin de bonne heure.

C’est avec une mer d’huile que nous partons : objectif 10 jours le plus isolé possible !

Nous passons la première nuit à Nosy Kismani , au fond d’une baie , bien planqués d’une potentielle intempérie . Sans annexe à relever ou à traîner , il faut d’abord gonfler le vieux canoë deux places pour descendre à terre , notre annexe a subi quelques dégâts lors des deux nuits agitées à la marina , elle est en réparation ! A Kismani où nous étions venu l’an dernier , il y a un petit inconvénient : la plage est une plage à moukafou ( de minuscules insectes piquants : le dare qu ils laissent en nous crée une belle gonfle le lendemain matin avec d’affreuses démangeaisons.) .la fin d’après midi à bord est délicieuse , après 5 heures de mer , nous apprécions le coucher de soleil , ambiance seuls au monde ou presque puisqu une pirogue vient nous vendre crabes et bananes . C est avec joie que nous commençons la distribution de cadeaux divers , je dirai à la tête du client , selon l’heure , l’humeur et l’humour . Ça fait plusieurs mois que nous stockons un peu de tout ( de la casserole au t-shirt en passant par le fil de pêche au bout pour la voile ) . Les bonbons sont bien appréciés par les plus jeunes , les femmes aiment les récipients ( bouteilles , pots ) , les hommes le fil de pêche !

À la nuit , le silence de l’homme laisse place aux bruits de la nature ; oiseaux et lémuriens s’entendent d’un coin à l’autre de la baie .

Des le lever du jour , nous reprenons la mer direction la baie de mamoko , au fond de la baie , loin de l’îlot et de la cascade , du village , loin de tout !

Un de nos endroits préférés ! Quel bonheur de poser l ancre dans ce paradis sauvage , au milieu d une mangrove bien vivante .

Immédiatement , le temps se fige , nous sommes en harmonie avec la nature , sans interférence ! L’heure est une simple indication ,nous suivons un rythme très personnel que ce soit pour dormir ou pour les repas !

Le matin , c’est yoga en canoë dans notre petit coin secret , près de la cabane de pêcheurs où nous avions rencontré un couple l’an dernier !les pirogues sont plus rares où passent de loin sans chercher à nous vendre quoi que ce soit ! C est nous qui les appelons pour leur donner des cadeaux . Alain a stocké du bout pour distribuer aux pêcheurs qui n en reviennent pas de recevoir du si beau bout ! Tout le monde dit merci , certains reviennent avec un cadeau , comme Georges qui a bénéficier aussi du cadeau anonyme déposé dans la cabane lors d’une session de yoga à l’aube !

Georges est venu le lendemain nous donner 3 poissons en remerciement . Nous lui avons donné encore d’autres choses . Puis deux jours plus tard , il vient nous voir avec sa femme fifine au lever du jour à la fin du yoga ! Nous les invitons à venir boire le café à bord , ils nous suivent avec la pirogue et montent dans le cock pit .

Puis ils descendent dans le carré et je sers un café avec une omelette ou chacun de nous fait des efforts pour communiquer malgré la barrière du langage ! Un beau moment ! Fifine aurait selon Georges 70 ans , 12 enfants , au moins 3 maris . Lui, il a 3 dents ,60 ans , 3 enfants avec fifine mais c est pas sûr . Georges veut absolument nous donner rendez vous pour le 4 août à 6 h du matin . Nous lui expliquons que nous avons prévu de partir demain . Amarei .

Chacun de nous aura un souvenir différent de cet échange impromptu .

Le lendemain ,avec une petite émotion, nous levons la pioche direction l’îlot voisin , l’ilot mamoko , celui de la princesse aux tortues . À peine 1 h 30 de navigation ( au moteur zéro noeud de vent ) nous accostons près de la mangrove entre deux plages .

Les bateaux des amis sont là aussi .

Vers le coucher du soleil , nous dégustons une eau de coco en compagnie de la présumée princesse aux dents en or . La vielle dame semble tenir la boutique avec allégresse . Nous avons vu le baobab , un Maki Curieux , des poules et des canars mais pas de tortues .

Le lendemain , après une séance de yoga sur la belle plage , nous reprenons la mer : direction la marina pour la brocante du dimanche !

Les formalités

Hellville , les formalités et les visas !

Ç est en fin de matinee que nous posons la pioche à Hellville , le port officiel d’entrée à Nosy Be pour les formalités liées aux arrivées en voilier . C est un moment légèrement stressant ou il faut à la fois faire preuve de patience , de diplomatie et de fermeté pour payer ce qu il se doit mais pas le triple !

A peine au ponton avec l’annexe, nous sommes accostés par Roméo dont la spécialité est d’accompagner le vahaza ( l étranger en malgache ) dans les nombreuses étapes et bureaux à visiter pour remplir divers formulaires en payant certains montants en euros d autres en ariary pour s’affranchir des taxes et permis .

L’ambiance est détendue , le temps lui semble plutôt distendu en fonction du bureau en cours .

Exemple : le premier est le minuscule bureau de la police qui demande nos passeports :c est un vieux container coupé en deux parties avec une télé qui diffuse de la musique de variété malgache , une table , 3 ou 4 chaises , un ventilateur plutôt bruyant , une armoire fermant à clef . 3 ou 4 agents ( homme et femme ) s’occupent de notre cas : pour obtenir le visa il faut également payer le taxi aller retour qui conduit un des agents à l aéroport car ici au port il n y a pas le tampon pour les passeports biométriques , payer pour le visa de deux mois , également pour le droit d arraisonnement . Nous laissons les passeports car il fait revenir l après midi après 15 h.

Deuxième. Bureau : on paye ici en ariary une somme variable pour les frais de douane … ça reste flou …

3 eme bureau :

Ici on remplit un formulaire et il faudra repasser après 15 h mais avant 16 h pour obtenir un permis de navigation payant delivre par le capitaine du port uniquement !

Le fameux guide Roméo nous suit en saluant douaniers , policieux et autres d’un air entendu en ponctuant d’un mot les conversations et en tentant de nous revendre d autres de sa panoplie de services payants pour vahaza . Nous esquivons en prenant un tuktuk pour aller en ville faire un tour au marché , changer des sous chez un Karan et déjeuner au restaurant . 3 heures à perdre ! Le marché de hellville est riche en couleurs , en légumes et fruits de saison .apres Mayotte , les étalages font envie ! Mangues , citrons , ananas , bananes mais aussi poireaux , haricots verts , tomates bien fraîches , herbes et salades ! Miam ! Après quelques jours en mer , c est un bonheur de faire le plein !

Le déjeuner dans une gargote près du marché est aussi un bon moment .

Pour le café , nous optons pour un terrasse populaire du centre ville , les tables sont pleines , il reste une place en fond de terrasse . Ici spectacle permanent tout autour de nous ! Ça grouille de filles en mini robe et hauts talons , de vieux vahazas , de marchands ambulants , de chauffeurs de minibus , de touristes . Il y a de quoi regarder , de quoi écouter aussi .

Chacun suscite la curiosité . La jeune fille de la table voisine n’hésite pas à intervenir dans notre conversation et même elle me propose ses services pour m’accompagner à pied à la boutique Telma la plus proche afin que nous puissions réactiver la clef d accès à internet que nous avons acheté l’an dernier . Karina est une grande et belle fille , perchée sur de hautes sandales compensées , avec un mini short et brassière assortie version tailleur mordoré , me guide le long de la rue principale en animant la conversation gentiment . J’apprends qu elle a vingt ans ou 21 et aussi qu elle a un fils de 4 ans qui est chez sa mère à elle , loin d’ici à Sambava . Elle sait que nous venons d arriver en bateau car elle a tout bien écouté notre conversation avant de proposer son aide , elle a tout son temps car elle attend un ami . Quand je lui demande le nom de l’ami , elle me dit qu’elle ne connaît pas son nom encore , simplement elle l’attend ici en terrasse . Vu le sourire , cela semble simple . D’autant plus qu’hier c était son anniversaire , elle peut bien le fêter encore un peu aujourd’hui ! Karina est une aide précieuse au moment de l achat d’une nouvelle puce , celle de l’an dernier est périmée . Elle donne ses papiers ( vu que mon passeport est avec la police ) elle pose gentiment pour les photos faite par le jeune homme qui la drague un peu en lui faisant remplir le formulaire , elle rit avec lui , tout ceci est bon enfant mais prend un temps fou . 45 mn plus tard nous repartons avec les puces telma . De retour au bar , nous offrons une bière à karina avant de repartir en tuk tuk vers les divers bureaux du port ! Je promet de la rappeler avant notre départ pour lui donner les puces …Il est 14h50 , pile dans les temps pour le premier bureau , la capitainerie . Mauvaise nouvelle , il faudra revenir lundi , le capitaine du port est exceptionellement absent ! Ahhhhhh. Mais nous avons donc attendu 3 h pour rien ! Ok, respirons et repartons vers le bureau de la police récupérer au moins les passeports , le pérmis de navigation peut attendre lundi , nous reviendrons en taxi ! Heureusement que nous avons changé suffisamment chez le karana du centre ville , les premiers jours sont ceux qui coûtent le plus cher quand on arrive à l’étranger .

Le bureau de la police rassemble le vendredi à 15h tous les agents en fonction . On nous propose de prendre place devant la télé dans les chaises en plastique . Tout le monde s’agite en parlant tous à la fois . Ça sent le roussis .Notre guide Roméo reste bien silencieux à regarder par la fenêtre . Après quelques minutes , une des agents de police semble se dévouer à nous parler pour expliquer qu’il faudra revenir demain pour les passeports car il y a eu un problème à l’aéroport . Ceci nous autorise à lever l’ancre vers la marina de Cratere et aussi d’aller en ville . Si besoin dire que nos passeports sont avec la police du port ! Bref .

Une fois dehors , Roméo réclame son dû mais nous fixons avec lui un report de rdv puisque aucun des papiers n est fait .

Une fois à bord de l’annexe , un peu avant d’accoster notre gros pepere , Alain se rend compte qu’on nous a Sifone l’essence , il y a juste de quoi rentrer .!

15h30 : il est temps de repartir vers la marina de Cratere où nous avons réservé un corps mort pour la semaine !

À l heure ou je poste cet article , il y a eu quelques jours de passer à Madagascar , le décalage vient du manque d’accès à Internet . D’autres articles suivent pour la suite de nos aventures malgaches .

La traversee

La traversée Mayotte – Madagascar

Dès le dimanche 7 juillet , les préparatifs du départ pour la traversée – j aime bien l’autre terme : le passage – se font plus précis :

Formalités de douanes , pleins d eaux , dernières courses , Alain installe les lignes de vies , nous montons l’annexe sur le pont avant dans un moment de calme météo et surtout des barges , quand l’annexe est à bord , ça veut dire que nous restons à bord ! Le lundi soir , nous sommes au corps mort de l ‘îlot bandrele , en mode veille de départ , après une journée bien remplie par l arrêt au quai pour remplir les cuves , les courses et la navigation au pré pour rejoindre l’îlot .

J ai cuisine d avance pour la traversée .

Nous quittons l îlot vers 7 h le mardi matin , avec un bon vent de base pour franchir la passe et être hors du lagon . Et puis , nous sommes au pré Bon plein avec une base de vent autour des 15 noeuds , rafales à 18 ou 20 noeuds ceci pour 24 h ! Même pas peur et surtout même pas malade : youpi ! Le vent n a pas faibli de la nuit bien au contraire , on file comme des balles avec tout dessus : grande voile , génois , trinquette , pilote !

Dans la deuxième journée, le vent faiblit au fur et à mesure qu on avance vers midi . Alain fait une tentative de spy asymétrique et nous finissons au moteur pour les 8 dernières heures . Il fait si chaud que j ai la sensation de cuire au soleil pendant mon quart . Les dernières heures de navigation sont souvent les plus fatigantes , la hâte d arriver est toujours là ! Nous arrivons à la baie des russes vers 20 h pour une escale de repos illégale ! Il s agit de dormir et de manger ( bon … nous traînons 32 heure …chut ! )avant de reprendre la mer pour rejoindre hellville et entamer les formalités d entrée à Madagascar : une autre paire de manche !

Livre d or

Nous sommes toujours dans la jolie baie de boeni . Ce petit paradis est si paisible , nous sommes séduits aussi par les fruits cueillis chaque jour tel que les feuilles de manioc , papayes vertes , fruits à pain . On se régale .

Après un dinner fort sympathique à bord de chuligi en compagnie de Joanna et de Marcel , nous nous inspirons de leur idée du livre d or à bord , que chacun remplira après une visite de cuba libre 6 ! Leur bateau est bien équipé , très cosy .voici le lien pour leur blog :

http://www.chulugi.de

C est un plaisir de visiter d autres voiliers

C est du bonheur de vivre cette aventure à bord de cuba libre 6

Étape 3: la baie de boeni

Après une belle journée de navigation ( presque 8 h. La plus longue depuis notre arrivée ) nous avons mis l’ancre au fond de la baie de boeni près de l îlot Karo . Le bateau chuligi était à l unique corps mort . L îlot est magnifique , avec bananiers , cocotiers et sable blanc ! Dès le lendemain nous rejoignons la plage pour le yoga, à l ombre des gros arbres qui bordent le sable .

De retour à bord , l activité bricolage et ménage bat son plein .

L après midi est bien plus cool , à explorer l îlot en quête de fruits . Marcel , Joanna et le chien Niko viennent aussi profiter de cette belle plage et nous discutons en anglais de bateaux , d îles et de navigation . Radio ponton est une valeur sure .

Nous modifions notre programme de base tellement le coin nous plait . Le tour de l île se ralentit , d autant plus que l approche de la nouvelle lune nous dissuade d entreprendre la traversée vers Madagascar . C est souvent mieux de naviguer après ou avant les changements de lune car la météo devient variable sur les jours de pleine ou nouvelle lune .

Le beau bateau Galaxie a rejoint la baie , et Alain ( le propriétaire suisse de ce gros navire ) nous convie tous à un dinner à son bord .

Le matin , Marcel , Anne , Alain et nous deux avons traversé la baie dans la grande annexe de galaxie pour marcher un peu avant d arriver à l unique boutique alimentaire du coin : chacun fait ses courses même si il n y a rien de frais ! Un bel orage se profile au loin quand nous revenons vers l annexe ! Le soir , le dinner est bien sympa et surtout délicieux !

Qu il est donc doux de ne rien faire et de profiter de la vie ! Une bien belle étape qui se prolonge encore